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Le numérique bouleverse l’information santé

Publié le vendredi 18 décembre 2015
  

Une profession féminine et précarisée
Dans l'enquête que nous avions réalisée, il y a un an, et qui s’adressait à tous les journalistes sans distinguer de secteur particulier, nous observions un équilibre assez bien réparti entre les répondants hommes et femmes ; dans cette enquête spécialisée sur les journalistes santé, nous comptons une population majoritairement féminine (77%). On pourrait penser que les « journalistes femmes » sont plus sensibles et véhiculent plus facilement l’information santé. Il y a également une plus forte proportion de journalistes pigistes chez les journalistes santé, 42% contre 22,5% dans la population générale des journalistes. Même si nous ne pouvons pas tirer de conclusion directe entre ces deux chiffres, nous pouvons constater une précarité au travers de ce statut, qui à terme peut nuire au métier. L’amertume du journaliste face au temps que nous avions déjà détectée dans la précédente enquête se confirme, elle est généralisée et n’est pas propre au journalisme de santé. Le manque de temps lié aux nouveaux médias, à la pression pour produire de l’information, à « l’infobésité », pénalise fortement l’activité des journalistes et ne leur permet pas toujours de passer le temps nécessaire pour produire une information aboutie.

Une large part de pédagogie pour le journalisme de santé
La santé par nature peut être une information sensible. Les journalistes santé s’adressent à l'ensemble de la population dans toute sa diversité et ils ressentent ce besoin d’explication et de pédagogie de façon très forte. La spécificité du journalisme en santé est sans doute plus marquée pour eux à ce titre. Dans l’enquête, 90% des journalistes considèrent que leur rôle est d’analyser et d’expliquer les faits qu’ils transcrivent. L’enquête souligne aussi le soin de qualité et de sérieux des journalistes pour un travail réellement qualitatif. En revanche, nous constatons que le manque de temps, le manque de moyens et la précarité sont vraiment des facteurs d’influence pour pouvoir exercer leur métier. Les journalistes sont très peu sollicités pour parler de leur métier, d’où l’intérêt de mener cette enquête et de pouvoir leur donner la parole pour mieux les comprendre et mieux travailler avec eux. Ils nous ont livré beaucoup d'informations à travers leurs réactions, mettant en avant la partie immergée de l’iceberg. Leur passion pour le métier est intacte.

Un manque de temps pour traiter l’information lié aux nouveaux médias
De nombreuses idées reçues persistent auprès du public qui connait peu ce métier, comme l’idée que le journaliste est un peu un "Tintin reporter", la réalité est toute autre. Les journalistes eux-mêmes sont parfois un peu déçus de travailler davantage derrière un bureau que sur le terrain. Ils ont une pratique qui ne correspond probablement pas à l’idée que le public s'en fait. Il existe aussi une certaine méfiance par rapport au journalisme sans doute à mettre en lien avec les informations qui sont véhiculées parfois un peu vite et qui manquent de vérification, ce que dénoncent aussi les journalistes qui aimeraient avoir davantage de temps pour contrôler leur informations, croiser leurs sources et pouvoir faire leur métier correctement. Le public n’a pas forcément conscience de ce décalage entre la volonté des journalistes et le contexte qui les empêche de mener à bien leur métier comme ils le souhaiteraient.

Interview réalisée dans le cadre de l'enquête sur « Les nouvelles pratiques du journalisme de santé » menée par l’Argus de la presse et Capital Image, 2015.

En savoir plus sur l’Argus de la presse : ICI

Plus d’information sur Capital Image : ICI

Retrouvez les interviews vidéos : ICI

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