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Illusions et dérives des modes de consommation des nouveaux médias

Publié le mardi 5 juillet 2016
  

Michel Ogrizek, fondateur et président de MGroup, analyse les illusions provoquées par les nouvelles technologies, les différents modes de consommation des nouveaux médias suivant les générations, ainsi que sur les nombreuses dérives enregistrées sur les réseaux sociaux tels que Facebook. Cet entretien a été réalisé lors du congrès « L’enfant et les écrans » organisé par le Groupe de Pédiatrie Générale, le 31 mars 2016.

Un bouleversement des représentations collectives des relations sociétales et humaines
Les utilisateurs de la mobilité médiatique ont l’illusion de communiquer librement alors qu’en réalité la globalisation de la surveillance étatique et privée se développe et s’intensifie. Le stockage des échanges et le commerce de données est également très préoccupant ; 54% des ados de moins de 15 ans, par exemple, préfèrent poser leurs questions à Google plutôt qu’à leurs profs ou leurs parents.

Les utilisateurs de la mobilité médiatique ont également l’illusion d’une communication familiale recomposée ; or, la création d’un « hub » familial par les plateformes digitales est un leurre marketing. Hier, la famille utilisait le même outil médiatique, le même support, qui était non mobile et le contrôle s’effectuait par une grille de répartition chronologique des programmes. Le « Replay » n’existait pas. Ce n’est plus d’actualité aujourd’hui. Les différentes générations utilisent les outils médiatiques mobiles de manière très différente.

Un contrôle parental contournable pour la génération Z
Malgré les contrôles parentaux de l’accès aux médias - les firewalls -, les plus jeunes sont capables de les contourner. Selon une enquête du Réseau Morphée en Ile-de-France, 33% des enfants de 12 à 14 ans emportent dans leur lit un téléphone portable ; 10,5%, un ordinateur ou une tablette et 7,3%, un lecteur MP3. Plus de la moitié reconnait utiliser un appareil électronique pour communiquer dans leur lit ; près de 11% programment un réveil en pleine nuit pour se connecter aux réseaux sociaux et envoyer des SMS et près de 74% profitent d’un éveil spontané la nuit pour réaliser toutes ces activités. Enfin, 14% des contenus du net sont à caractère sexuel ; 4% des websites sont pornographiques et accessibles à tous. Le contrôle parental n’est efficace que sur la télévision familiale et totalement contournable sur les tablettes pour la génération Z.

Création d’une nouvelle dimension : l’immédiateté, prééminence et relativité de l’instant présent
A la télévision, les chaînes d’informations en continu, 24h/24 h, donnent la supériorité absolue à l’information la plus récente. Dans ce cas, l’arbre médiatique cache la forêt des vrais évènements. Instagram, application permettant le partage de photos et vidéos sur des plateformes mobiles, valorise seulement l’importance de vivre l’instant présent. Il y a une absence de la mémoire passée. Snapchat, application permettant d’envoyer des photos sur le portable d’un ami, s’efface toute seule en quelques secondes sans laisser de trace. 5 milliards de vidéos circulent dans le monde sur Snapchat. Ce mécanisme serait de plus en plus utilisé pour l’envoi de photos érotiques, le «  sexting ». D’après des études américaines, près de 20% des lycéens de 15 ans à 17 ans se sont déjà adonnés à cette pratique et près de 33% des ados ont déjà envoyé un sexto, une photo de lui ou d’elle dénudé(e). Enfin, le moteur de recherche Google classe les sujets et les évènements sans tenir compte de l’ordre chronologique mais par ordre de fréquence du visionnement, restructurant et recomposant complètement l’espace-temps de la réalité et posant la fameuse question du droit à l’oubli. 

Les dérives liées à Internet : cyber-harcèlement et cyber-manipulation
La vie privée devient publique et hors de contrôle. Les mots peuvent faire peur, blesser ; les rumeurs détruisent une réputation et les intimidateurs sur Internet peuvent tuer, poussant au suicide. C’est le syndrome dévastateur des tabloïds digitalisés. Ce phénomène est en grande partie dû aux faux amis qui s’inscrivent sur les pages Facebook. 40% des adolescents âgés entre 13 ans et 16 ans déclarent avoir été victimes, un jour, de cyber-harcèlement. Les filles sont 3 fois plus touchées que les garçons.

Plus d’information sur l’information santé sur www.observatoiredelinfosante.com

Retrouvez toutes les interviews sur http://www.acteursdesante.fr/ 

En savoir plus sur Le Groupe de Pédiatrie Générale : http://www.gpg.sfpediatrie.com

 

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