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VALVE AORTIQUE ARTIFICIELLE : TRAITER TOUS LES PATIENTS SANS OPERER !

Publié le lundi 30 juin 2014
  

Une valve aortique artificielle pour traiter le rétrécissement aortique : interview du Professeur Alain Cribier, Cardiologue au CHU Rouen.

Une valve aortique artificielle...
"La valve aortique artificielle que j’ai mise au point consiste en trois petites valvules insérées, suturées à l’intérieur d’un grillage métallique qu’on appelle un stent. La taille de la valve artificielle est normalement de 21 à 25 mm de diamètre. Pour pouvoir l’introduire à l’intérieur du corps humain par les vaisseaux, il est nécessaire de la comprimer sur un ballonnet gonflable qu’on introduit ensuite dans une artère périphérique, une artère fémorale par exemple. On monte cette valve jusqu’au cœur et on la déploie à l’endroit où elle doit être mise en place par gonflage du ballonnet, elle reprend alors sa taille définitive".

... Pour traiter le rétrécissement aortique
"La valve artificielle est destinée à traiter une maladie très fréquente dans la population qu’on appelle le rétrécissement aortique. Certaines personnes développent sur leur valve aortique, une valve qui sépare le cœur de l'aorte, des dépôts calcaires qui gênent son ouverture et peuvent même totalement la bloquer. Cette maladie est très fréquente puisqu’elle concerne environ 6% des plus de 65 ans et jusqu’à 15% des plus de 70 ans. Elle passe très longtemps inaperçue. Les personnes ne savent pas qu’elles ont cette maladie qui se développe à bas bruit jusqu’au moment où apparaissent les premiers symptômes qui sont très alarmants : essoufflement à l’effort, douleurs à la poitrine, syncopes à l’effort, éventuels signes d’insuffisance cardiaque... C'est à partir de ce moment que les malades consultent et qu’on dépiste le rétrécissement aortique dont on sait que s'il n’est pas traité, il conduit à un risque de mort subite et de décès dans les 2 ou 3 ans".

... Chez tous les patients même ceux que l'on ne pouvait pas opérer

"Jusqu'à la mise en route de ce projet de valve implantable de façon non chirurgicale, le seul traitement possible -parce qu’il n’existe aucun traitement médical- consistait à faire une intervention chirurgicale lourde qu’on appelle le remplacement valvulaire aortique. Cette intervention qui se fait dans les services de chirurgie cardiaque consiste à ouvrir le thorax sous anesthésie générale, arrêter le cœur, réaliser une circulation extra corporelle pour retirer la valve et la remplacer par une valve artificielle chirurgicale. C'est une intervention très lourde qui n’est pas sans risques notamment pour les patients les plus âgés qui sont les plus souvent concernés par ce problème. On estime entre 30 et 50% des patients qui sont atteints par cette maladie ne peuvent pas être opérés.
D'où l’intérêt de développer une technique alternative. C’est ce qui m'a finalement poussé à développer une véritable valve artificielle qu’on pouvait introduire chez le patient sans opération chirurgicale
".

Il a fallu convaincre les experts
"Nous avons dû démontrer que c’était faisable. Nous avons mené des études qui montraient qu’effectivement une valve pouvait être comprimée, puis re-larguée et fixée de façon définitive à l’endroit de la valve aortique malade. Nous sommes alors rentrés dans une ère de dessins, de schémas pour imaginer à quoi elle pouvait ressembler. Il a ensuite fallu trouver une compagnie qui nous aide à financer ce projet. Tous les experts étaient strictement opposés au développement de ce projet. Alors en 1999, nous avons fondé une start-up avec un collègue et deux ingénieurs américains qui avaient pour but de développer nous-mêmes la valve. Nous avons eu la chance de rencontrer un ingénieur extrêmement brillant d'une compagnie basée en Israël qui a finalement permis de réaliser cette valve. A commencé une longue période d’évaluation de la valve en laboratoire qui semblait marcher parfaitement bien. Puis, une très longue période d’implantation de cette valve chez l’animal, avant qu’on passe à l’homme".


Un immense progrès technologique lié à un grand confort pour les patients
"Cette intervention ne nécessite pas d’anesthésie générale, elle se fait sous anesthésie locale et ne nécessite qu’une très courte durée d’hospitalisation. La sortie est maintenant possible entre 1 à 3 jours après la mise en place de la valve ; pour le patient, c’est assez extraordinaire, ce d’autant que c’est une technique totalement indolore et très bien supportée. Les patients le soulignent à chaque fois. Dans le monde, si au moins 100 000 patients sont opérés chaque année, plus de 30% des patients qui devraient être opérés ne le sont pas. Notre champ d’action avec cette nouvelle valve consiste à offrir une possibilité de traitement à ces patients qui ne peuvent pas être opérés". "Auparavant, les techniques étaient assez lourdes, pouvaient être douloureuses et entrainer des hospitalisations prolongées qui coutaient très cher. Elles sont progressivement remplacées par des techniques qui nécessitent beaucoup moins de matériel, des temps d’hospitalisation plus courts et beaucoup moins de pénibilité pour les patients. En plus de l’aspect financier et hospitalier, cet immense progrès technologique aboutit à un très grand confort du patient. Ce qui me marque en médecine actuellement, c’est ce progrès considérable qui va vers une simplification des procédures et une bien meilleure tolérance de l’ensemble des techniques médicales pour les patients".

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